Autofluorescence

Fluorescence endogène non spécifique (background) provenant de composés naturels qui absorbent la lumière utilisé pour exciter les marqueurs d’intérêts fluorescents. L’autofluorescence se caractérise par un spectre d’émission de fluorescence large par rapport aux spectres des fluorophores et protéines fluorescentes généralement étroits. Elle est ainsi difficile à séparer de la fluorescence spécifique désirée par des méthodes de filtration traditionnelles. Les sources les plus courantes d’autofluorescence dans les tissus biologiques sont des métabolites endogènes et/ou des composés inorganiques ou organiques fluorescents présents dans les tissus biologiques: parmi les polyphénoles les flavines et protéines dérivés, les nucléotides (FAD et FMN), la vitamine B, les nucléotides pyridine réduits (NADH et NADPH), les acides gras, les cytochromes, les porphyrines, les pigments lipofuchine, la sérotonine et les catécholamines. Chez les plantes l’autofluorescence peut être importante et provient principalement de la chlorophylle (fluorescence rouge) et de la lignine (fluorescence verte). Dans le règne animal, l’élastine et le collagène contribuent énormément à l’autofluorescence des tissus vasculaires et de la matrice extracellulaire. L’autofluorescence peut être induite par la méthode de fixation employée : l’utilisation d’aldéhydes (glutaraldéhyde et formaldéhyde) réagissant avec les amines et protéines, génèrent des résidus autofluorescents. L’utilisation d’agents réducteurs comme le borohydrure de sodium (NaBH4), le chlorure d’ammonium (NH4Cl) ou la glycine permet de réduire ce bruit de fond dans les marquages immunohistochimiques.

Dernière mise à jour parJulien Dumont

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